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24 V ou 48 V DC - quand le passage est-il rentable ?

Le 24 V est la référence des installations industrielles, mais les longues lignes et les forts courants font grimper le coût du cuivre. Ce guide compare le 24 V et le 48 V DC selon les pertes en ligne, la section, la disponibilité des composants et la limite de sécurité SELV à 60 V.

5 minStand: 2026-07Geprüft: Rédaction technique
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60 V
limite de sécurité SELV en DC
1/4
pertes à 48 V au lieu de 24 V
2x
même puissance, moitié du courant
24 V
plus grand choix de composants
Inhalt
  1. Bases et enjeu
  2. Pertes et section
  3. Composants et choix
  4. Sécurité et SELV
  5. Questions fréquentes

Pourquoi passer du 24 V au 48 V ?

À puissance égale, plus la tension est élevée, plus le courant est faible. Doubler l'alimentation de 24 V à 48 V divise le courant par deux pour la même charge. Comme les pertes en ligne croissent avec le carré du courant, elles tombent au quart - c'est le vrai levier derrière ce passage.

La tendance est portée par des charges gourmandes comme les servomoteurs, les véhicules à guidage automatique (AGV), la robotique et les entraînements décentralisés. Dans ces cas, le câblage 24 V devient épais, coûteux et source de pertes, alors que le 48 V transporte la même puissance avec deux fois moins de cuivre.

Règle pratique : P = U x I. Doubler la tension revient à diviser le courant par deux pour la même puissance. Comme la perte en ligne vaut PL = I² x R, la puissance dissipée dans le câble tombe au quart.
Alimentations & DC

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De combien baissent les pertes et la section ?

La chute de tension sur un câble vaut U = I x R. En divisant le courant par deux à 48 V, on divise par deux la chute de tension absolue - et comme la tension nominale est deux fois plus élevée, la perte en pourcentage tombe au quart. Cela permet soit des lignes plus longues, soit des sections bien plus faibles.

  • Moins de cuivre : des conducteurs plus fins réduisent le coût matière et de pose.
  • Moins d'échauffement du câble, donc plus de marge dans le chemin de câbles.
  • Tension plus stable au niveau de la charge, même en bout de ligne.
  • Plus de puissance dans une section existante lors d'une modernisation.
Calculez d'abord la chute de tension admissible : pour le 24 V, environ 3 % (soit 0,7 V) est une cible courante. À 48 V, pour la même tolérance absolue, vous disposez de bien plus de marge en pourcentage.

Qu'en est-il des composants et de la disponibilité ?

C'est là que le 24 V l'emporte : capteurs, électrovannes, relais, entrées et sorties d'automate et signalisation sont disponibles partout en 24 V. Les composants 48 V sont bien établis dans les entraînements, les réseaux de bord DC et les télécommunications, mais plus rares et souvent plus chers dans l'armoire classique.

En pratique, un concept hybride s'impose souvent : un bus 48 V pour les entraînements et la puissance, plus un convertisseur DC/DC vers 24 V pour la commande, les capteurs et les périphériques. On profite de l'avantage sur les pertes là où la puissance circule, sans renoncer au vaste écosystème 24 V.

  • Garder le 24 V pour la commande et la signalisation avec beaucoup de petites charges.
  • Choisir le 48 V pour une charge concentrée, de longues lignes ou des entraînements mobiles.
  • Les convertisseurs DC/DC relient les deux bus et maintiennent l'écosystème 24 V.

Quelles limites de sécurité à 48 V ?

L'avantage décisif des deux tensions : elles restent sous la limite SELV. En très basse tension de sécurité (TBTS/SELV), la CEI 61140 et la CEI 60364‑4‑41 fixent le seuil de sécurité au toucher à 60 V DC. Le 48 V se situe nettement en dessous et reste sûr au toucher - une raison clé de préférer le 48 V comme palier supérieur.

Le 24 V comme le 48 V DC restent sous 60 V, donc dans le domaine SELV - aucune protection contre les chocs comme pour la tension du réseau n'est requise. Au-delà de 60 V DC, des mesures de protection bien plus strictes s'appliquent.
  • Limite SELV/PELV en DC : 60 V (milieu sec), sûr au toucher.
  • Le 48 V capte l'avantage sur les pertes en restant sous la limite.
  • Choisir une alimentation à isolation sûre (SELV) et une protection adaptée.
  • Vérifier le pouvoir de coupure DC : le courant continu éteint l'arc plus difficilement que l'alternatif.
À 48 V, utilisez des appareils de coupure et de protection prévus pour le DC. Fusibles, sectionneurs et borniers doivent être dimensionnés pour la tension et le courant continus, car l'arc en continu s'éteint plus difficilement qu'en alternatif.

Questions fréquentes

Pourquoi les pertes tombent-elles au quart à 48 V au lieu de 24 V ?

Doubler la tension divise le courant par deux à puissance égale. Comme la perte croît avec le carré du courant (I² x R), diviser le courant par deux la réduit au quart.

Le 48 V DC reste-t-il sûr au toucher ?

Oui. La limite SELV est de 60 V DC. À 48 V, on reste nettement en dessous et en très basse tension, donc aucune protection particulière contre les chocs n'est nécessaire.

Dois-je remplacer mes capteurs 24 V ?

Pas forcément. Un système hybride est courant : 48 V pour les entraînements et la puissance, un convertisseur DC/DC continuant d'alimenter le niveau commande et capteurs 24 V existant.

Quand le 48 V est-il vraiment rentable ?

Avec de forts courants, de longues lignes et des charges concentrées comme des servomoteurs ou des AGV. Pour une commande avec beaucoup de petites charges, le 24 V reste souvent le choix le plus économique.

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